Un meilleur encadrement du rachat de crédits

Depuis quelques années, de plus en plus d’emprunteurs ont recours au rachat de crédits afin de faire face à la crise. Cependant, aucune législation n’avait été créée pour encadrer ce genre de dispositif, exposant les consommateurs-emprunteurs au bon gré des banques. C’est pour cette raison que la ministre Christine Lagarde a mis en place des règles régissant le rachat de crédits, et cela depuis le 1er septembre 2010.

Ce qui a changé depuis la reforme sur le rachat de crédits

Certes, le dispositif de rachat ou groupement de prêts permet d’alléger la situation financière des ménages qui ont du mal à se retrouver face à plusieurs prêts en cours. Mais, le hic c’est que la loi n’a pas prévu de réglementations concernant ce dispositif avant l’année 2010 (Pour en savoir plus, cliquez ici.). C’est pourquoi, après la mise en vigueur de la réforme portant sur cette solution bancaire, les banques sont tenues d’informer les emprunteurs qui souhaitent souscrire à un rachat de crédits sur l’ensemble de l’opération.

En effet, avant de signer tel ou tel contrat, le consommateur aura la liberté de connaître et de comparer le coût total de ses crédits avant et après le rachat. Outre cela, la loi régit également les publicités diffusées concernant ce produit financier proposé par les banques. Cette transparence est indispensable pour protéger le consommateur-emprunteur de tous vices cachés. Pour le cas des crédits renouvelables, le prêteur doit proposer à l’emprunteur d’arrêter ses crédits au moment du rachat.

Un emprunteur mieux informé

Ces mesures ont été mises en place pour que l’emprunteur ne se sente pas léser face aux institutions financières. Ainsi, il pourra choisir l’établissement dans lequel il souhaite se faire racheter ses crédits afin de pouvoir bénéficier d’un taux d’intérêt beaucoup plus léger et d’une mensualité qui pèse moins sur son budget, et cela sur une durée plus longue par rapport à ses capitaux restant dus. L’emprunteur devra donc comprendre que bien qu’il tirera un avantage indéniable d’un point de vue de la gestion de son budget du fait de la diminution de ses mensualités de remboursement, il n’en demeure pas moins que le coût global du crédit augmentera. Au final, il payera donc son crédit « plus cher ». A lui de faire son choix en toute connaissance de cause.